Faut que je te parle du Nowhere festival..

1/10/20263 min read

En gros, le Burning Man européen.

Une semaine dans le désert catalan (j’exagère, c’est juste du plat sablé et brûlant près de Barcelone), plusieurs milliers de personnes, et des dizaines de camps (dits Barrio) qui gèrent la vie locale : ombres, repas, douches, et les fameux ateliers !

C’est ma fomo qui m’a fait acheter le billet, "je ne peux pas louper l’événement". Mais c’est la sono qui m’a fait plonger.

J’ai dansé des heures et des heures, comme une dissertation gesticulée sur les grands thèmes de la vie. Comme une méditation ressourcante au sein de ce chaos savamment orchestré.
Blague à part, c’est vrai..

Trois choses qui m'ont plu

1/ Danser. J'avais un peu mis de côté cette partie-là ces dernières années. J'étais dans un mood plutôt théâtre stand up ou jam musicale. Mais là ! Ce fut mon seul salut durant la semaine. Tous mes doudous étaient restés à la maison : ni repos, ni intimité, ni phone, ni ancas, ni réelle douche.. seule la danse m'est apparue sexy. Et ça a grave marché. À la base, je danse plutôt technique, ou avec les amitiés pour faire bien, ou de manière automatique, parfois c'est cool, souvent c'est.. bof. Mais là ! Un régal du début à la fin. Une sorte de danse androgyne endiablée dragqueen et j'en passe.
It's a new dawn
It's a new day
It's a new life for me
And I'm feeling good.


2/ Errer. Sans téléphone, sans vêtements, sans sac à dos, sans plan de journée, sans amies proches, sans repos, sans toilettes, sans ombre, il te reste les pieds (grands alliés) pour cheminer. Et quel chemin ! Tu goûtes à l'impermanence radicale. Je sors de ma tente, une douche habillée (pour sécher lentement..) et boum, on me propose un cappuccino à 200 mètres. Puis je me fais alpaguer par des amis pour un bain capillaire. Un atelier BDSM (CNC) organisé par des amies me tente bien, mais je me fais happer par une danse guidée assez puissante. Puis un playfight. Puis.. Sans prévoir, la densité est au rendez-vous. On aime.


3/ Contempler. J'ai vu des scènes droit sorties d'un film de Tarantino/Kubrick. Je ne vais pas outer mais c'est d'une ineffable et absurde poésie autant contemporaine qu'intemporelle. Dans le même plan : Un violoniste à poil, une scène sensuelle de houmous party, une Deux Chevaux qui passe de la deep house / techno, une petite tornade de sable naissante, un massage aux glaçons sous un sunset carte-postalesque et les promesses d'une soirée mystique encore à venir. Au calme.

Les moins

1/ La chaleur. Et j'ajoute les mouches, le sable, la transpiration permanente.. j'ai galéré mais d'une force. Dieu m'en protège (s'il en est). Moi qui croyais résister au soleil, bah en fait oui je résiste aha 😉 Mais c'est la chaleur qui m'a descendu !


2/ Saturé d'information. C'est pas vraiment hippie finalement. Loin d'un Rainbow 🌈 écologique en lien avec la nature. On est sur du boum boum sous drogue all day long. Par ailleurs, le nombre de camions que j'ai vus pour entretenir et énergiser le lieu, ça commence à faire. Et je ne parle même pas de tous les ateliers loupés faute d'énergie et de clarté d'esprit, zut.


3/ Le côté barrio centré. J'aurais aimé des gros rassemblements, sentir l'énergie de l'événement. Il y avait un côté anarchiste libertaire qui tend vers l'individualisme, c'est parfois cool mais ça manque d'ocytocine, de lien sincère.

Si je reviens, je m'y prendrai différemment

1/ Sous vêtements stylés car je suis quasi à poil all the time. Genre short de boxe / drag queen (deux fois que je dis ce mot, keskya). Chercher le caractère androgyne dans l'habit.


2/ J'irai en free camp (plus grande autonomie) : plus libre, plus de rencontres, plus proche de mes besoins.


3/ Augmenter mes skills de survie en milieu hostile : tente digne de ce nom (Fresh & Black je crois !), me réfrigérer plus intelligemment, dormir loin du son, bon matelas..

Mon humble avis.

Bisoument,